L’apparition des enceintes connectées à commande vocale a suscité un premier engouement en France. En 2018, près d’1.7 millions de Français ont succombé à Alexa, l’assistant vocal d’Amazon ou à Google Home fabriqué par le géant californien. Ces assistants intelligents ont pris place au sein des maisons connectées mais qu’en est-il du tertiaire ? Ce secteur est-il prêt pour la commande vocale ? Smart Builders vous éclaire sur ce sujet.

L’émergence des bâtiment tertiaires connectés

Depuis une dizaine d’année, les bâtiments connaissent une véritable transition. Désormais doté d’une infrastructure et d’équipements communicants avec leur environnement, les constructions répondent davantage aux nombreux usages des occupants. En effet, avec l’avènement du digital, les espaces de travail évoluent et tendent à s’adapter aux différentes pratiques. Dès lors il est possible de capter plus de données afin d’offrir plus de services. Tournés vers l’usager, les bâtiments deviennent alors une plateforme de services. Un gain de confort supplémentaire qui améliore le bien-être au travail.
Cependant, malgré un secteur en pleine (r)évolution et la prise de conscience générale vis-à-vis de l’empreinte environnementale d’un bâtiment, peu de bâtiments tertiaires sont équipés d’une gestion technique des bâtiments.

Les assistants vocaux : une flexibilité supplémentaire pour les bâtiments.

Les assistants vocaux peuvent devenir un moyen de développer les bâtiments intelligents. Si ces objets connectés se développent sur le secteur du résidentiel alors interviendra une continuité entre la maison et le lieu de travail. Les assistants vocaux deviennent alors une façon, tout comme à la maison, d’exécuter les demandes des utilisateurs. Grâce à l’intelligence artificielle et à la reconnaissance vocale, ils enrichissent leurs connaissances grâce aux demandes des utilisateurs. Un moyen d’améliorer les réponses données aux requêtes et de satisfaire les besoins. Les gestionnaires des bâtiments récupèrent ensuite les données émises. Ils sont alors en capacité d’adapter les besoins et les scénarios qui en découlent. Un enjeu considérable pour valoriser le patrimoine !

Faire évoluer les technologies et les usages

Les technologies tendent à se développer et à devenir complètes. Cependant, avant d’intégrer les assistants vocaux au sein des bâtiments tertiaires, il est primordial qu’ils se développent encore dans le secteur du résidentiel. Intégrés les objets intelligents dans les bâtiments tertiaires nécessitent donc d’améliorer la reconnaissance vocale des personnes. Il est également important de reconnaître que la commande vocale n’est pas forcément pilotable dans tous les espaces de travail. Pour des raisons de sécurité et d’éthique une pièce peut en être équipée, une autre non. Cet aspect doit être pris en compte par les fabricants et notamment les GAFA qui sont en phase de relever le défi et de s’insérer durablement sur le marché des assistants vocaux. Un challenge pour les acteurs du bâtiment qui bénéficient d’un savoir-faire historique et d’une expertise complète de leurs métiers. Il s’agit donc désormais de guider les exploitants et les occupants des bâtiments vers l’usage de cette nouvelle technologie en avançant les services induits.