Prix élevés, manque de sécurité… les idées reçues sur l’hydrogène ne manquent pas. Impulsée par la loi énergie climat, la filière se développe progressivement en France pour la mobilité avec la voiture mais également pour le bâtiment avec le stockage. La société Sylfen, en lien avec le CEA (Centre de recherche du Commissariat à l’Energie atomique) de Grenoble a investi le secteur du bâtiment et développe une technologie innovante de stockage hydrogène. Découvrez les 3 idées reçues sur l’hydrogène expliquées par François-Eudes Ruchon, Responsable marketing et commercial chez Sylfen.

Idée reçue #1 – L’hydrogène est inefficace

S’il faut de l’énergie pour produire de l’hydrogène, les innovations récentes présentent des taux de rendements intéressants pour le stockage hydrogène.
D’un rendement électrique de 25 à 30% pour des solutions de stockage hydrogène standard, nous sommes aux alentours de 35-40% avec la technologie haute température. Mais là où cela devient intéressant c’est que notre système produit environ 50% de chaleur avec les conversions électrochimiques du stockage. C’est pourquoi, chez Sylfen, nous proposons de la réutiliser pour couvrir une partie des besoins thermiques du bâtiment, comme le chauffage ou l’eau chaude sanitaire. François-Eudes Ruchon

Responsable Marketing et Commercial, Sylfen

Un procédé qui permet à l’utilisateur de bénéficier d’une solution complète à haut niveau de rendement à la fois électrique et sur la production de chaleur dans le bâtiment.

Idée reçue #3 – L’hydrogène est dangereux

Au même titre que le gaz naturel, le butane ou le propane, l’hydrogène est un gaz énergétique. Il comporte des risques physico-chimiques, mais ces risques sont parfaitement connus et maîtrisés car l’hydrogène est utilisé depuis plus d’un siècle par de nombreux groupes industriels. Le fait que l’hydrogène soit très léger est un facteur de sécurité majeur. A l’inverse des autres gaz énergétiques qui peuvent s’accumuler dans des poches invisibles, l’hydrogène va se diriger vers le point le plus haut des systèmes rendant alors sa détection très facile et immédiate. De plus, les risques et les dangers liés à son utilisation et sa manipulation sont encadrés par des normes et des règlementations spécifiques.
La nouveauté est dans l’usage. Nous utilisons l’hydrogène non pas pour un usage industriel mais pour un usage domestique que ce soit pour la mobilité ou pour les bâtiments. Comme pour toutes nouveautés, il y a une perception de danger pour les nouveaux usages de l’hydrogène. La démocratisation de la mobilité hydrogène aide à démystifier ces nouveaux usages domestique. Dans quelques années, l’hydrogène sera utilisé partout autour de nous, de quoi rassurer les utilisateurs. François-Eudes Ruchon

Responsable Marketing et Commercial, Sylfen

Dans le cadre de la loi énergie climat qui encourage la filière hydrogène bas-carbone le gouvernement doit publier un texte qui vise à encadrer le secteur.

Idée reçue #3 – L’hydrogène est cher

Vous avez peut-être déjà entendu dire que la production d’hydrogène est chère, ce qui n’est pas totalement faux dans l’état de maturité industriel actuel.
Le coût de l’hydrogène dépend du coût de fabrication de l’électrolyseur, mais également du coût de l’électricité utilisé pour produire cet hydrogène. Evidemment, l’enjeu ici est la production d’hydrogène 100% décarboné, produit à partir d’eau et d’électricité renouvelable. Le coût de l’électricité renouvelable étant en baisse soutenue et constante depuis plus d’une décennie, ce n’est qu’une question de temps avant de trouver la parité avec le coût de fabrication de l’hydrogène fossile (issue du vaporéformage du gaz naturel par exemple). François-Eudes Ruchon

Responsable Marketing et Commercial, Sylfen

Aujourd’hui, il existe des technologies de fabrication de l’hydrogène qui n’utilisent pas de métaux rares comme le platine, rendant ces technologies accessibles économiquement. C’est le cas notamment du processeur d’énergie rSOC (électrolyse haute température réversible) développé par Sylfen, capable de produire, et de consommer de l’hydrogène avec des matériaux céramiques qui sont abondants et faciles d’approvisionnement.Le coût de fabrication de ces technologies innovantes est directement dépendant du volume de production, c’est-à-dire de la pénétration du marché et de leur industrialisation. C’est pourquoi, on peut rapprocher la courbe volume/coût de maturité industrielle des systèmes de stockage hydrogène à celle du photovoltaïque. Si la tendance se confirme dans les prochaines années, les coûts de fabrication diminueront, réduisant également le coût pour les utilisateurs.
Nous sommes au tout début de l’histoire industrielle. La maturité de l’hydrogène est celle du photovoltaïque d’il y a 15 ans. François-Eudes Ruchon

Responsable Marketing et Commercial, Sylfen

L’hydrogène a donc de belles années à venir.

Pour en savoir plus sur le stockage hydrogène, consulter notre article : Stockage hydrogène : une opportunité pour les bâtiments tertiaires ?

A PROPOS

Sylfen est une startup iséroise issue de la recherche française au CEA, créée en 2015. Sylfen développe et commercialise un système de stockage hybride de l’énergie et de cogénération pour rendre les bâtiments autonomes en énergie, en s’appuyant sur une technologie de rupture pour le monde de l’hydrogène : le processeur d’énergie rSOC.

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