La 5ème édition des Universités d’Eté « Smart Buildings for Smart Cities » organisée par la Smart Buildings Alliance (SBA), la Fédération Française de Domotique (FFD) et l’Alliance EnOcean, s’est tenue les 5 et 6 septembre dernier à Lyon. L’événement a réuni plus de 1000 visiteurs, 76 exposants dont 27 start-up et près de 200 intervenants. Que doit-on retirer des nombreux échanges qui ont rythmés ces 2 jours ? L’essentiel de cette réflexion collective dans notre retour sur l’événement.

Le Smart Building c’est maintenant !

Au cœur de la transition énergétique et de la révolution numérique, le Smart Building apparaît comme une nécessité à la fois écologique et économique. Écologique pour réduire les consommations des bâtiments, un secteur encore parmi les plus énergivores, surtout sur le parc existant. Economique, face à la mutation des espaces de travail et de la ville tous deux impactés par la digitalisation. Les bases technologiques sont posées, reste à la filière professionnelle de les imposer comme une référence. « Le facteur humain étant évidemment toujours le cœur du sujet et l’intérêt de l’usager devant guider tout projet ».

L’interopérabilité, un enjeu capital

Au-delà de la gestion technique et énergétique des bâtiments, le Smart Building s’appuie de plus en plus sur l’optimisation des coûts du m² (Pour en savoir plus : lire notre article sur le sujet), l’amélioration du confort des usagers et l’intégration du bâtiment au sein des quartiers voire même plus largement des villes. Le marché du bâtiment intelligent suscite les convoitises des GAFAM*, profitant de la digitalisation pour s’insérer dans la brèche. Ces grands acteurs du numérique ont d’ores et déjà commencé à réaliser des expériences dans certains quartiers en construction. C’est le cas de Google.

En effet, il y a quelques mois la célèbre entreprise américaine a dévoilé les premières images du quartier futuriste qu’elle souhaite développer à Toronto : le quartier Quayside. La future Google City sera entièrement connectée par les appareils Google avec comme argument la réalisation d’économies tout en apportant du confort à l’usager. L’incertitude de ce type de service réside dans le fait que les données récupérées par Google seraient potentiellement  réutilisées pour des offres de services payants.

Tout l’enjeu pour les acteurs historiques repose donc sur l’interopérabilité des solutions. Il y a nécessité pour les professionnels du secteur de travailler ensemble et non plus en silos. Le but est de proposer aux gestionnaires de bâtiments des systèmes interopérables et ouverts. Mettre en place des synergies et mutualiser les moyens va permettre d’offrir des solutions fiables, performantes et innovantes. C’est par cette stratégie que les acteurs réussiront à faire face aux GAFAM et garantir une qualité de services.

Les nouveaux services pour augmenter la valeur d’usage des bâtiments

Aujourd’hui, la force des acteurs du Smart Building repose sur leur positionnement stratégique. En effet, en plaçant l’usager au cœur des préoccupations ce n’est plus la technique qui guide le projet mais bien l’utilisateur. « Le smart pour le smart : c’est fini ! » C’est en donnant davantage de valeur au bâtiment que l’on accroît sa valeur d’usage.

Pascal Yenigotchian, Directeur Commercial France du pôle Bâtiments Connectés de Delta Dore, a animé un atelier sur le thème suivant : « Smart Building et nouveaux services : les enjeux et perspectives pour augmenter la performance et la valeur d’usage des bâtiments ». Aujourd’hui, seulement 0,5% des données existantes sont analysées et valorisées. L’exploitation de la donnée est clé dans la création de services et de valeur pour l’utilisateur, pour les entreprises et pour les tiers. Avec le Smart Building, nous sommes passés d’un business model d’équipements techniques autonomes à un business model de services, notamment grâce aux technologies IoT et IP. Cela donne naissance à de nouvelles applications, de nouveaux modèles d’affaires et façons de monétiser les données pour valoriser les actifs. La création de valeur d’un bien immobilier passe par les services fournis aux utilisateurs (sécurité, confort, maintenance, assistance, localisation, etc.), et plus largement à l’ensemble des acteurs du bâtiment.

*GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft

 

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